Maître Brice NZAMBA allie à son métier d’Avocat son engagement pour la démocratisation effective des Etats africains. C’est ainsi qu’il a été chroniqueur auprès de la chaine d’information Africa 24 et de la Radio Africa n°1. Il organise régulièrement au sénat des déjeuners républicains sur les thématiques de l’Etat de Droit et de la bonne gouvernance en Afrique. Sa formation en droit, son expérience d’avocat, et son engagement pour l’Etat de droit sont autant d’atouts qui lui permettent d’être engagé pleinement dans chaque dossier qui lui est confié.

PROCHAINE CONFERENCE AU SENAT PARIS ÎLE DE FRANCE LE 10 OCTOBRE. Derniers délais d’inscription en ligne le:

Dès l’accession à l’indépendance de la République du Congo en date du 15 aout
1960, des accords de coopération militaire ont été signés entre elle et la République
française.
Ces accords portaient d’abord sur la formation et l’entrainement des militaires
congolais, notamment en assurant un appui à la formation des militaires et à
l’entrainement opérationnel des forces armées congolaises.
Ensuite, au niveau de l’organisation du commandement, un soutien à la structuration
de l’état-major et de la marine nationale congolaise était apporté par la République
Française. Ces accords organisaient ainsi un accord de partenariat stratégique à
travers la présence d’un attaché de défense au sein de l’ambassade de France à
Brazzaville pour animer la relation bilatérale et contribuer à la stabilité des institutions
congolaises et donc de l’Etat ainsi qu’ à la stabilité de toute l’Afrique centrale.
Ces accords ont été renouvelés et adaptés au fil du temps, notamment par des
conventions signées dernièrement en janvier 2015.
Ces accords encadraient une coopération militaire dont l’armée congolaise en tant
qu’institution en charge de la défense nationale, de la République, et de ses
institutions était bénéficiaire. Tous les corps de l’armée congolaise en bénéficiaient
ainsi que l’Etat major en charge du commandement de cette armée.
A l’issue de la guerre de Libye de 2011, la chute du président Kadhaffi ainsi que la
déstabilisation du sahel qui s’en est suivie, une grave crise sécuritaire dans cette
région de l’Afrique a nécessité l’intervention française. Malheureusement, cette
intervention française s’est soldée par des coups d’Etat militaires qui ont permis
l’instauration des régimes militaires qui ont rompu la coopération militaire avec la
France pour signer des accords de coopération militaire avec la Russie à travers
l’Africa Corps. Cette présence d’Africa Corps Russe ne s’est pas arrêtée au Sahel,
elle s’est imposée en Centrafrique, et aujourd’hui, elle est de plus en plus visible en
République du Congo.
Et cette présence doit interpeller tout congolais véritablement républicain car elle
pose plusieurs problèmes.
D’abord, cette présence ne résulte pas d’un accord de coopération militaire dûment
signé et promulgué au journal officiel de la République du Congo comme il était
possible d’avoir accès aux accords de coopération militaire signés entre la
République congolaise et la République française. Elle résulte ainsi d’un accord

opaque, soustrait de la connaissance des citoyens congolais et dont les clauses ne
sont connues que de quelques autorités congolaises.
Ensuite, l’expertise d’Africa Corps Russe ne bénéficie non pas à tous les corps de
l’armée congolaise et à la structure de commandement de cette armée, comme il en
était le cas des accords de coopération militaire avec la République Française, mais
elle bénéficie à la seule division générale de la sécurité présidentielle ainsi qu’à son
Etat Major.
Enfin, la présence d’Africa Corps Russe vient consolider l’abandon des forces
armées congolaises en tant qu’institution chargée de défendre tout le territoire
national, d’assurer le respect des institutions dans un cadre républicain pour
privilégier la division générale de la sécurité présidentielle et donc la seule sécurité
de Monsieur Denis SASSOU NGUESSO.
Cette présence pose donc un problème lié à la République, au fonctionnement
régukier de ses institutions et consolide la dictature ne cours en République du
Congo.
C’est donc autour de ces questions que les invités au déjeuner au restaurant du
Palais du Luxembourg débattront et un mémorandum sera confectionné pour appeler
à une coopération militaire qui bénéficie à tous les corps de l’armée et à son
commandement et non à la seule sécurité de Monsieur Denis SASSOU NGUESSO.

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